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| PRIX / Linh |
Le Prix des lecteurs de Corse 2006, catégorie littérature française, a été attribué cette année à Philippe Claudel, pour son roman « La Fille de Monsieur Linh » paru en 2005 aux Editions Stock. | Le mot de l’éditeur
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.
Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.
Le commentaire du blogueur
On peut voir dans ce choix un reflet symptomatique du lectorat insulaire, que l'on imagine sans peine âgé, séparé des enfants happés par leur carrière, reportant toutes leurs inquiétudes sur leurs petits-enfants. Revivant aussi, à travers le livre, la déchirure passée de l'exil et toutes les maladresses du jeune Corse d'autrefois, brutalement plongé dans l'inconnu des mégalopoles anonymes et dans la complexité des grandes organisations. Projection sur la trame offerte par le livre d'une histoire tragique dont le fond se résume à l'effacement de la parole, à l'impossibilité du discours et au repli forcé dans le silence (en lieu et place de l'échange), la dépendance deux à deux (en lieu et place de la transmission) et la connivence face à face (en lieu et place de toute possibilité d'action construite et concertée).
• Tous les livres de Philippe Claudel :
Voir la fiche de l'auteur sur le site de l'éditeur : EDITIONS STOCK |  | | > Commentaire(0) | |
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| CRETIN / Opus III |
| Après La Fabrique du crétin et Á bonne école, Jean-Paul Brighelli livre en un troisième et dernier opus l'essentiel de son expérience et de sa réflexion sur les dérives d'un système éducatif qui fut jadis, il y a bien longtemps, le meilleur du monde. | Le mot de l'éditeur. — Une école laïque et républicaine ? De cet objectif ambitieux et raisonnable fixé jadis par les pères fondateurs de l'Instruction publique, il ne reste plus grand'chose. L'école de la ségrégation scolaire, de l'ascenseur social en panne et de la baisse généralisée de niveau n'est plus guère républicaine. Et simultanément la laïcité, minée par une tolérance systématique aux "opinions" les plus extrémistes, s'effrite chaque jour. Jeunes filles jugulées par la loi des "grands frères", irruption des violences du monde dans l'univers scolaire, communautarismes encouragés par une administration aveugle et des partis complaisants, banalisation, sous prétexte de droit à l'expression, des injures racistes, libre expression des superstitions, depuis les menus des cantines jusqu'au traitement des programmes scolaires, partout le religieux s'invite dans l'école de la République. Dérive dévote. — C'est de ce constat inquiétant que part L’Ecole sous influence. Pourquoi cette dérive, cette conjuration des dévots contre le système scolaire, depuis une quinzaine d'années ? N'y a-t-il pas toujours eu en France coexistence paisible de croyances antagonistes ? Pourquoi musulmans, juifs et chrétiens se côtoyaient-ils sans acrimonie il y a encore trente ans et se déchirent-ils aujourd'hui, en classe comme en récréation ? Du barbarisme à la barbarie. — L’Ecole sous influence analyse en détail, en s'appuyant sur d'innombrables exemples dénoncés par l'Inspection générale elle-même, comment la tolérance des barbarismes syntaxiques a pu dégénérer en barbarie tout court - à Bagneux et ailleurs. Comment en définitive une idéologie égalitariste a encouragé les communautés à fonctionner en vase clos, et à se dresser les unes contre les autres. Le troisième et dernier volume de la « trilogie du crétin »
BRIGHELLI (Jean-Paul), L'Ecole sous influence,
Paris : Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2006.
Broché, 190 pages, 16,00 €.
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| ECOLE / Indolence |
| Sur le site du journal Le Monde, un article stigmatise l'indolence de l'élève corse. |  Un appel
Cet article se fonde sur un rapport de l'Inspection Générale de l'Education Nationale. Si vous savez où il est possible d'en prendre connaissance, laissez-donc un commentaire.
Une préocupation
Bien évidemment, certains crieront d'entrée de jeu à la calomnie et dénonceront comme caricaturale cette vision de l'enfant corse assigné par diverses pressions à transmuter en sous-développement intellectuel le sous-développement économique de sa terre natale autant que fatale. Fasse le ciel (Sur qui compter d'autre ?) que ce rapport ne conduise pas certains à y répondre en se conformant très exactement à leur caricature. Et d'autres à s'en frotter les mains.
Lire : « L'ENFANT ROI » |  | | > Commentaire(1) | |
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