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BLOCAGE / Question
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Le conflit des porteurs de presse est en train de déborder le cadre strict d'une négociation au sein d'une entreprise. À travers le blocage des dépôts de carburants, qui demande quoi et à qui ?
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Le blocage des dépôts de carburant déplace le cadre du conflit. Ce n'est plus l'entreprise, comme lieu de renégociation d'un contrat, mais l'ensemble de la Corse qui est concernée. Nous somme pourtant loin d'un conflit qui, comme celui des intermittents du spectacle, avait pour point d'application un statut encadré par des textes spécifiques, lois et décrets. En effet, qu'est-ce qui, dans le conflit actuel, relève d'une mise en cause de tels textes, et qui justifierait le recours à des moyens de pression extérieurs au conflit lui-même, distincts de ceux qui s'exercent par la grève ? Et démeusurés.
Limite
Je veux bien accepter – comme conséquence des modes de gestion des relations de travail au sein d'un organe de presse – d'être privé de presse quotidienne régionale. Je veux bien chercher des expédients pour les services transitant quotidiennement par cette presse, notamment, en matière d'annonce des décès.
Je n'accepte pas d'avoir à subir – sur des terrains autres que l'accès à information – les conséquences de ce qui n'est peut-être qu'une incurie réciproque dans la gestion des relations de travail.
Subir ou ouvrir les yeux ?
Je n'ai pas d'autre choix que de subir. Certe, mais que personne ne s'attende à ce que je bénisse.
Soit, il s'agit du recours condamnable à des moyens de pression qui dépassent largement le cadre strict du conflit. Soit il s'agit de créer de toutes pièces, à la faveur de ce conflit, une situation d'ordre supérieur orientée vers des enjeux à dimension plus globale.
Manifester sa réserve
En somme, le blocage des dépôts de carburants est soit une faute tactique, soit le signe du glissement du conflit social localisé à une manipulation d'une toute autre envergure. Quel cadre ? Insulaire ? National ? |
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