 |
|
 |
 |
| FOUTUE / L'école |
Sur le site de Corsica, ne ratez pas l'interview de Jean-Paul Brighelli par Antoine Albertini. | « Cliquez ! », dirait le pédagogue moderne, félicitant ensuite tout ceux qui on atteint l'objectif fixé par le programme officiel et qui stipule : « À la fin du cycle des apprentissage fondamentaux, l'élève doit être capable de cliquer. L'enseignant fera en sorte que le clic renvoie à l'élève un message de réussite (par exemple : Bravo ! ou Félicitations !). Si le maître ne sait pas encore créer un tel message, il veillera à ce que le clic provoque l'affichage d'une page illustrant la diversité des informations disponibles sur l'Internet, et non pas leur perversité. Par exemple, si le clic devait conduire à afficher l'image d'un boureau actionnant une chaise électrique, le professeur vérifiera au préalable que ce dernier ne travaille pas en fumant. » « Lisez. Résumez. Commentez. », demandera encore (jusqu'à son départ massif à la retraîte) l'héritiers des lumières (en assumant le risque de déstabiliser les ignorants pour les faire basculer dans quelque chose de différent). Pour aller plus loin
• Sais-tu cliquer ? Essaye vite ICI.
• Marque un temps d'arrêt. Réfléchis : pourquoi veux-tu aller plus loin ? Sur quoi vas-tu tomber ? Ça va t'apporter quoi ? … grand benêt, mais bien sûr que tu peux cliquer ICI
|  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| NOTE / Attitude |
Plic ! Plic ! Plic ! … Ça y est ! Les premières notes de vie scolaire viennent de commencer à tomber ! Allez ! On va les ramasser ! | Noter la vie
Excellente idée ! Enfin le bon sens parle au bon sens. • 18 : vie impeccable. C'est la note maxi. Au dessus, c'est réservé aux fonds de pension américains. • 10 : vie ordinaire. C'est celle qui est visée par la neutralité bienveillante de tous les conseillers en amélioration de la vie d'autrui. Si la note grimpe trop, ils perdent des parts de marché. Si elle est trop basse, ils se heurent à des difficultés qu'il vaut mieux sous-traiter à des correcteurs spécialisés (psychiatrie et justice). • 2 : vie de con. C'est celle que l'on montre du doigt et que l'on donne en exemple aux vies ordinaires, pour leur donner le sens de la déchéance et le goût du maintien à flot. Noter la vie scolaire
C'est vraiment neuf. Enfin, on peut être ignare absolu et se voir malgré tout reconnaître le droit de vivre à l'école. On notera alors la manière dont le petit ignare socialise son ignorance au milieu des pédants. Intériorise-t-il ses lacunes avec humilité ? Acquiert-il une image respectueuse de ceux chez qui ça rentre tout seul ? Soutient-il dans leurs efforts ceux qui sont obligés de fournir de colossales quantités de travail pour surmonter leur dyslexie ou leur dyscalculie ? En vérité, je vous le dis : l'ignare est le seul pour qui cette note est pertinente. Tous les autres bénéficient de divers mécanismes régulateurs qui, peu ou prout, fonctionnent grosso merdo. Opération maintien de l'ordre
La première question d'un élève ordinaire, c'est « est-ce que ça compte ? ». Question judicieuse, pour un élève normal. À quelle expérience antérieure peut-il rattacher cette note pour savoir comment la gérer ? Et bien ça, mon gaillard, tu l'apprendra tout seul et sur le tas ! La règle ? C'est très exactement ce que les récompenses et les punitions te feront découvrir au fil des trimestres. En gros, te voilà pigeon en cage avec au dessus de toi un distributeur de graines qui agit selon son bon vouloir. Aucune graine ne tombe ? Tu te demandes pourquoi. Tu change de position, d'attitude, de pensée et de culotte… Plic ! Une graine ! De culotte ? Tatonnement expériemental : tu changes encore de culotte. Plic ! Une graine ! Tu as trouvé la bonne combine pour t'assurer ta ration de bonnes notes. Cette histoire de culotte est tellement loin du discours des profs et des parents que tu préfères ne pas en faire état : qui irait crier sur les toits qu'il triche ? Tu fermes donc ta gueule. L'attitude plait à ceux qui t'enseignent. Ils y voient une forme de discipline qui ne leur déplaît pas. Du coup, ils notent bien. Tu es entré de plain pied, sans que quiconque y prenne gare, dans la petite mécanique des fausses solutions payantes. Un exemple de fausse solution payante ? La note de vie scolaire, pardi ! Un conseil de classe
Je recommande aux enseignants de pratiquer le tâtonnement expérimental, de manière à découvrir, aussi vite que possible, le PPRC (plus petit référentiel commun), car c'est le seul qui garantisse l'égalité des chances. Je n'ai pas la place de développer la justification. Je m'en tiens donc à décrire une procédure permettant de le faire apparaître. Le vide cartésien : mettre toutes les notes à zéro. On ne manquera pas de vous demandez des comptes. Dites simplement que vous avez, à l'évidence, utilisé un référentiel inadapté, et totalement insensible puisque l'aiguille est restée sur le zéro. Demandez alors à ceux qui obtiennent des distributions de notes plausibles s'ils acceptent de vous communiquer leur référentiel. S'ils refusent, accusez-les de dissimuler l'arbitraire de leur notation en créant artificiellement une distribution statistiquement plausible. Notarella
Si certains souhaitens savoir comment fabriquer une distribution de notes statistiquement plausible, qu'ils le signalent par un commentaire. Si la demande est assez forte, je me ferais un plaisir de développer ce point.
|  | | > Commentaire(1) | |
 |
 |
 |
| Decembre 2006 |
| L | M | M | J | V | S | D |
| | | | | 1 | 2 | 3 | | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | | | | | | | | | |
 |
|
|
|
Toute la Corse sur Club-Corsica.com |
|